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Une parenthèse

Plaisir et souffrance : les 3 grands types

Les sports d’endurance sont connus pour attirer des furieux et furieuses, qui voient dans l’effort prolongé le meilleur moyen de vivre sa vie à fond. Pour d’autres, vivre sa vie à fond consiste à sortir tous les samedis soir au même endroit avec les mêmes gens faire les mêmes choses. Comment ça vous voyez un biais ?

Si vous traînez dans les refuges, sur les sentiers et aux sommets, vous avez pu entendre des gens se décrire étant du type 2. Le type 2, c’est celle ou celui qui se dit au bout de 80 bornes sur un ultra qu’il a quand même payé pour souffrir autant… Faudra leur dire un jour que l’on peut souffrir autant gratuitement !

Blague à part, comme nous sommes très du type 2 sur Montagneur, cet article est le moment pour nous de vous décrire les 3 types de personnes utilisés dans cette classification. N’y voyez aucune mauvaise intention, ce texte est juste pour se détendre.

Type 1 : juste le plaisir.

Le type 1, c’est celui qui va tapoter la balle dans un environnement propre sur lui (ah oui, il paraît que ça s’appelle du tennis) pour s’exercer. Il ne mentirait sûrement pas s’il vous disait que c’est un bon moyen pour papoter et entretenir son réseau social. Faire du sport avec des toilettes proches, des boissons fraîches à porter et la possibilité d’arrêter à tout moment, sans avoir à marcher 10 kilomètres pour retrouver la civilisation. Quelqu’un de chanceux quoi.

plaisirs de type 1
Ça n’a l’air pas si mal le tennis en fait

Le plaisir de type 1 est synonyme de petit rosé bien frais pris sur la terrasse d’un troquet du Sud, avec le son des cigales en fond. C’est le genre de moment où il n’y a qu’à savourer, se détendre et profiter ! Cette dure journée de labeur mérite bien son petit réconfort, nous ne sommes pas des bêtes.

Des plaisirs simples en somme, qui égayent nos quotidiens de gens oppressés par la société moderne. Dans notre zone de confort, c’est pile au milieu. Du plaisir sans effort, y a plus qu’à appuyer sur le bouton pour avoir sa décharge de dopamines.

Bref, pour nous autres ignares, les plaisirs de type 1 sont des moments sans souffrance. Des moments agréables à petite dose, mais où l’on se fait vite un peu chier quand même.

Type 2 : souffrir pour se sentir vivant.

Nous le savons tous, les petits plaisirs ne sont pas ceux qui marquent une vie. Le dernier défi sportif restera très certainement plus longtemps en mémoire que votre dernière bière. Sinon, il faudrait peut-être revoir vos priorités et ouvrir une brasserie.

Ce qui fait une vie bien remplie, ce sont les plaisirs du type 2, ceux qui permettent le lundi matin de montrer qui a la plus grosse à la machine à café. En vrai, vous ne montrez rien du tout si ce n’est votre déséquilibre mental à vos collègues.

La météo en montagne
De gros souvenirs en perspective

Sortons de nos zones de confort. Le type 2 est vécu dans des situations où l’on ressent du stress, de la peur, de la fatigue, ou un joyeux mélange de tout ça. Le genre d’instant où l’on se dit « mais qu’est-ce que je fous là ? ». Pourtant, ces moments peu enviables vont nous transformer pour de bons, et on les chérira pour cela. La vie ne doit être qu’une suite d’émotions, et le plaisir de type 2 leur source.

Notre vision de l’aventure, c’est se donner un défi personnel, tout en continuant à apprécier ce que l’on fait. Partir avec un guide est le meilleur moyen de vivre du plaisir de type 2 en toute sécurité. Ça marche également pour les événements organisés. Mieux vaut partir sur un 100km avec des ravitaillements qu’un 100km sans support pour votre première fois.

Maintenant, soyons clairs, sortir en montagne que pour se punir n’est pas très motivant. La meilleure recette selon Maïté est de bien diluer une ou deux doses du type 2 dans un grand bol de type 1.

Type 3 : souffrir pour souffrir.

Il y a des gens qui aiment souffrir pour souffrir. Prenez par exemple Jared Campbell, trois fois vainqueur/finisher de la Barkley. Une préparation hors norme pour un événement hors norme où la souffrance physique est intense. Jared n’est pas du genre à sourire comme Emily Frosberg. Il n’a pas le temps, il est en train de préparer sa 4e Barkley…

Le type 3, c’est clairement l’absence de plaisir. La situation n’est pas plaisante et ne le sera jamais, même avec le temps. C’est que l’on va chercher à éviter à tout prix. Quel est le but de se punir et de se dégoûter de sa passion ? Sauf si vous souhaitez marquer l’histoire.

plaisirs de type 3
Ouch!

Ce type de « plaisir » vient généralement lorsque de mauvaises décisions ont été prises, et que l’on doit maintenant faire face aux conséquences. La blessure et l’évacuation sont parmi les pires, mais revenir presque mourant est le plus courant.

Rien de tel que la préparation physique et l’assimilation des compétences adéquates pour éviter le type 3. Préparer sa sortie est ici plus que primordial. Tout ce qui permet de minimiser les risques si jamais vous avez en tête la Barkley, le K2 en hiver et le Puy-de-Dôme un jour de grandes vacances…

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