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Sac à dos : tout savoir pour mieux choisir

Création: 30/11/2020 | Dernière modification: 30/11/2020

Si vous comptez passer plus d’une heure dehors, il va très certainement vous falloir envisager d’emporter un sac à dos, et ce pour emporter quelques affaires essentielles.

Le sac à dos est une pièce maitresse de l’équipement pour l’athlète montagne. Ses fonctions sont simples : porter et protéger le matériel nécessaire pour la sortie. Mais les fabricants regorgent d’idées pour nous faciliter la vie sur le terrain avec tout un tas d’accessoires, plus ou moins utiles. Tour d’horizon des caractéristiques principales d’un sac et des modèles à notre disposition.

Construction d’un sac

Partant du besoin de porter et protéger le matériel, nous allons considérer un sac comme l’association d’un système de portage (bretelles, ceinture, etc.) et d’un volume de portage (chambre principale, poches, etc.).

Le système de portage

Parfois appelé dos, le système de portage permet de répartir la charge du sac sur le corps du porteur. Deux bretelles viennent charger le porteur sur les épaules et en pinçant le dos et le torse. Pour les charges importantes, une ceinture permet de repartir une partie du poids sur les hanches.

Alors forcément, comme nous avons tous des corps différents, bretelles et ceinture reçoivent l’appui de plusieurs sangles pour faciliter la compatibilité avec notre morphologie.

  • Sangles hautes : reliant le haut de chaque bretelle avec le haut du sac, elles permettent de tenir le sac aligner avec la ligne verticale du corps et d’éviter les balancements du sac. Il est conseillé de garder l’inclinaison de la sangle proche de 45 degrés. L’inclinaison est pilotée par la tension sur la sangle, mais certains dos permettent de modifier la position d’attache sur la bretelle.
  • Sangle pectorale : reliant les bretelles entre elles au niveau du torse, cette sangle augmente la stabilité du portage. Sa hauteur sur le torse est plus ou moins réglable suivant les modèles.
  • Sangles de ceinture : reliant le sac et chaque partie de la ceinture, elles permettent de mieux répartir la charge tout au long de la ceinture.

Lorsque le sac est chargé et sur votre dos, les bretelles doivent épouser parfaitement votre torse. Toutes les sangles doivent garder une marge de réglage.

Le confort de portage est également apporté par une armature généralement faite d’aluminium, mais il existe des modèles en bois et en matériaux composites. Cette armature vient récupérer les tensions créées par le matériel sur les différents tissus pour mieux les distribuer sur le dos. Une planche en plastique est également placée au niveau du dos pour donner une forme au sac (tout comme l’armature) et éviter de créer des contraintes locales sur le dos de l’utilisateur par un point de pression dû au matériel. Cette planche peut être amovible pour gagner en masse, et/ou être remplacée par un matelas en mousse. Enfin, certains sacs disposent d’une armature extérieure, offrant une meilleure ventilation au détriment du confort de portage. Ces armatures ont quasiment disparu du marché.

Le confort de portage passe aussi par des mousses judicieusement placées au point de pression. La qualité et la quantité des dites mousses sont à surveiller, d’autant plus si vous comptez transporter des masses importantes.

En parlant de ventilation, le système de portage doit gérer le refroidissement du dos du porteur. Il existe plusieurs types de ventilation. Certains dos embarquent des mousses absorbantes espacées par des conduits de ventilation. D’autres utilisent une armature courbée, permettant de dégager le dos, avec un mesh dit d’aération venant au contact avec le dos du porteur. Une fois encore, tout dépend de votre morphologie et de votre sudation.

Le système de portage doit pouvoir s’adapter à votre morphologie pour profiter du maximum du confort de portage. La compatibilité du système de portage avec la taille de votre tronc est essentielle. Si le sac n’est pas à la bonne taille, la répartition de la charge ne se fait pas aux points prévus par le fabricant. Les mousses ne remplissent alors pas leur rôle, repris par d’autres parties du sac. La durée de vie du sac sera alors considérablement réduite.

Les sacs à dos ont des tailles, tout comme les vêtements. Mais bien qu’utilisant les mêmes conventions (S, M, L…) les tailles ne sont pas équivalentes. Les fabricants fournissent sur leur site web des tables de taille pour vous aider à trouver votre taille. Bien évidemment, les tailles ne sont pas les mêmes suivant les fabricants. En plus de ces tailles, les gros modèles offrent un système de portage réglable (en plus des sangles) pour s’ajuster au mieux à votre dos.

Pour trouver votre taille, il vous faudra mesurer la distance entre la vertèbre C7 et la crête iliaque. Pour trouver la C7, penchez la tête en avant et cherchez l’os qui dépasse en bas du cou. Pour trouver la crête iliaque, tracez une ligne entre le haut de vos hanches. Il ne reste plus qu’à mesurer la distance selon l’axe de la colonne vertébrale entre les deux.

Une autre dimension importante est la circonférence de votre taille, qui déterminera celle de la ceinture de portage. Il faut notamment que la ceinture offre de la marge de réglage pour continuer à fonctionner sur les sorties de plusieurs jours, où la perte de poids modifiera la circonférence de votre taille.

Certains fabricants proposent des modèles homme et femme spécifiques. La distinction se fait au niveau de la taille du système de portage, de la largeur d’épaules et de la forme des bretelles pour s’adapter au mieux des différentes morphologies. Gardez en tête que sur certains modèles, la distinction peut être aussi juste marketing.

Enfin, certains dos comprennent un tissu hydrophobe permettant de gérer au mieux le contact avec la neige, avec des conduits prévus pour guider la neige vers l’extérieur du dos.

Le volume de portage

Le volume de portage est l’espace offert pour caser toutes nos affaires. Exprimé en litres par les fabricants, le litrage est en fait la somme de tous les volumes disponibles. La capacité de transport totale est en effet repartie entre une chambre principale, offrant le plus grand volume continu, des poches et un rabat s’il y en a un. Cet éclatement des volumes est notable sur les sacs de trail, des modèles dits 6 litres ne pouvant même pas contenir deux bouteilles d’eau. Le volume réel d’un sac n’est également pas forcément celui indiqué par le fabricant. Dans le cas où plusieurs tailles sont disponibles, le volume est généralement celui de la taille moyenne M, le volume pouvant ensuite varier de +/— 3L si vous partez sur un S ou un L. Certains sacs proposent des volumes extensibles, très intéressant pour gagner en polyvalence (utilisation du même sac aussi bien pour la saison estivale qu’hivernale).

Les volumes extensibles apportent néanmoins un potentiel déséquilibrage, car le volume ne fait pas tout, la forme du sac va avoir un impact sur sa manœuvrabilité et sa stabilité :

  • La manœuvrabilité d’un sac est un peu à l’image de la compacité : si un sac déborde latéralement de votre corps, descend trop sur votre dos et tient plus haut que votre tête, il vous sera difficile de manœuvrer en forêt ou proche d’une paroi, voire simplement s’asseoir ou tourner la tête ;
  • La stabilité d’un sac est la possibilité de garder un centre de gravité proche de celui du corps, c’est-à-dire à mi-dos. Pour cela, plus les affaires sont compactées autour de ce point et surtout immobiles, et mieux cela sera.

 

Des sangles de compression peuvent être mises en œuvre pour compresser la poche principale et rapprocher le centre de gravité de celui de porteur, et éviter les déséquilibres. Ces sangles augmentent également la polyvalence d’un sac en comprimant un sac trop grand. Certaines sont même multifonctions, permettant de porter des skis sur les côtés.

La poche rabat est une bonne idée pour garder les essentiels sous la main, comme le petit matériel utilisé durant l’activité. En revanche, avec tous les points d’attache et les nombreux clips qu’un rabat implique, cette solution plombe le ratio volume/masse. C’est une des raisons pour lesquelles on ne trouve pas de rabats sur les modèles légers.

Revenons au concept de volume. Les litrages disponibles sur le marché peuvent être découpés de la façon suivante :

  • entre 0 et 15L : sac pour sortie très courte ou rapide, généralement de mountain-running ;
  • entre 15 et 35L : sac à la journée par excellence ;
  • entre 35 et 55L : sac à dos polyvalent, aussi bien utile pour les sorties à la journée que pour des sorties plus longues, et utilisé dans de nombreuses disciplines ;
  • entre 55 et 85L : sac conçu pour des sorties de plusieurs jours, où le confort de portage sera une caractéristique importante ;
  • au-delà de 85L : sac à dos conçu pour des expéditions de plusieurs semaines ou pour des professionnels de la montagne, porteurs et guides.

 

Enfin, si vous comptez vous aventurer au pays des ours, vérifier que vous pouvez charger un bear canister dans votre sac. Cet équipement permet de protéger son contenu (nourriture, outils d’hygiènes) des ours, les empêchant de les ouvrir et de les éventrer. Certains sentiers populaires imposent légalement l’usage de tels équipements. Les bear canister disposent de plusieurs tailles, mais les plus petits sont difficiles à utiliser avec une capacité de stockage très limité. Rien de mieux que de faire un tour sur les forums dédiés à ces sentiers pour savoir quelle taille prévoir.

Les principales caractéristiques d’un sac

En plus du volume et du système de portage, les caractéristiques entrent en jeu au moment du choix :

  • les matériaux utilisés
  • la durabilité
  • la masse
  • la praticabilité du volume
  • la résistance aux éléments
  • les accessoires

Revue de détail.

Matériaux, masse et durabilité

Difficile de séparer le triplet qu’est la masse, la durabilité et les matériaux retenus tant ces trois composantes sont intimement liées.

Commençons par les matériaux employés et un premier point important. Les tissus utilisés sont renforcés par une technique dite RipStop. L’étiquette indiquera par exemple que le tissu est du 100D. Le RipStop est une technique consistant à renforcer le tissu en intégrant un maillage avec des fils plus résistants (généralement du nylon). L’avantage, c’est de pouvoir garder une toile légère sans trop sacrifier la robustesse. Le RipStop permet aussi d’éviter que les trous ne s’agrandissent. Le 100D signifie que les fils utilisés pour le RipStop ont une masse linéaire de 100 deniers. Plus le nombre devant le D est gros, et plus la résistance du RipStop sera importante.

Le matériau le plus courant est le Cordura, qui est venu remplacer historiquement la toile de coton. Cette matière, composé de nylon, est très résistante à la traction et surtout à l’abrasion. Maintenant, les sacs en Cordura sont assez lourds, et ce tissu n’est pas très souple, dû à une masse surfacique importante (de 90 g/m² à 260 g/m² suivant le denier retenu). Pour avoir du plus léger, les fabricants peuvent utiliser directement des nylons ou polyesters RipStop, avec une masse surfacique proche de 50 g/m². Le gain en masse se fait en revanche au détriment de la résistance à l’abrasion et à la perforation. Pour maintenant avoir du léger et du résistant, il faut se tourner sur le Dyneema®, un tissu léger, résistant, imperméable et horriblement cher. La masse surfacique va dépendre du mélange de polyester et de Dyneema® retenu, mais il est possible d’être en dessous de 40 g/m² pour des performances en durabilité supérieures au polyester RipStop.

Le choix des matériaux va impacter la masse du sac (ou son prix lorsque l’on a une rupture comme avec le Dyneema®), avec le choix du niveau de confort de portage et de protection du contenu. Enfonçons tout de suite une porte ouverte : un sac initialement lourd restera un sac plus lourd sur vos épaules une fois chargé. Un sac dont la masse à vide est importante embarque le plus souvent un système de portage adapté et confortable. Il reste que se mouvoir sur le terrain coûte de l’énergie, proportionnelle à la masse à bouger. Et ce coût énergétique est difficilement compensé par du confort.

Maintenant, faisons un petit aparté. Si vous souhaitez réduire la masse sur vos épaules, le sac ne doit pas être le premier poste à alléger. En effet, si vous partez sur un modèle plus léger pour transporter le même matériel, vous risquez d’entamer la durabilité du produit. De plus, une fois que vous aurez allégé le reste de votre matériel, le volume nécessaire sera moindre, et vous vous retrouverez avec un sac trop grand. Il est tout à fait possible de modifier son sac pour l’alléger. Pour cela, il suffit de supprimer ce qui vous semble superflu. Par exemple des cordes ou des sangles qui ne vous servent à rien. Modifier le système de portage est néanmoins délicat si on ne veut pas tout casser, et il n’y a généralement pas de retour en arrière possible.

Les matériaux employés évoluent à vitesse grande V sur le marché. La masse à vide a bien diminué et la durabilité a bien augmenté depuis les modèles pré 2000 à iso capacité de portage. Aujourd’hui, la masse d’un sac de gros volume ne doit pas dépasser 3 kilogrammes, sans apporter de sérieux avantages dans le cas contraire. Si la masse est inférieure à 2 kg, il va falloir faire attention à la qualité de construction et au niveau de finition pour ne pas se retrouver avec un sac qui vous lâche sur le terrain. C’est rare, mais ça arrive toujours au plus mauvais moment.

Pour les sacs de plus petites tailles, la masse est un critère moins différenciant. Tout ce que l’on peut dire c’est que plus le sac sera léger, et plus il faudra en prendre soin pour le faire durer. Quant au sac de trail, leur durée de vie est tellement faible qu’un sac léger est à privilégier.

La durabilité quant à elle va se jouer au niveau des coutures et des sangles pour le système de portage, et dans le choix du type de matériau et de l’épaisseur retenue par le fabricant. Les tissus avec un maillage RipStop survivent mieux à l’épreuve du temps. Les coutures doivent être propres et longues, et les sangles suffisamment larges. Pour augmenter la durabilité du sac, veillez à ne pas le surexposer aux rayons Uvs, et éviter de trop le frotter contre la roche. Un entretien régulier permet aussi de faire durer plus longtemps un sac.

La durabilité d’un sac tient également à d’autres facteurs :

  • Le bon choix : à notre avis, il est nécessaire de passer un peu de temps à analyser notre besoin pré achat. La durabilité passe par la bonne adéquation entre les caractéristiques de son sac et son besoin. Les questions à se poser sont de quel volume vous avez besoin ? Dans quelles conditions voulez-vous l’utiliser ? Est-ce que le sac offre de la marge de manœuvre pour d’autres usages ?
  • La possibilité de réparer : un sac qui dure est un sac réparable. Il va falloir regarder s’il est possible de recoudre les tissus et les sangles, si le fabricant offre un service après-vente, etc. Est-ce que le fabricant garantit également son produit, si oui, pour combien de temps ? Par exemple, OSPREY garantit ses sacs à vie, même lorsqu’on abuse des bonnes choses.

La praticabilité du volume

Comme écrit plus haut, le volume indiqué par le fabricant est la somme de tous les volumes disponibles. Cet éclatement du volume total est plus ou moins intelligent. Si l’on a au final qu’un agencement de multiples petites poches, le sac ne sera pas pratique à l’usage. La praticabilité du volume passe alors par le nombre de poches (allant d’une à trop) et leur accessibilité.

L’accès au volume principal est le premier point définissant la facilitant l’usage d’un sac. Il existe plusieurs types d’accès. L’accès peut être sur le dessus, sur le côté, sur le devant, depuis le dos, parfois de plusieurs endroits en même temps. La fermeture peut être un zip, un cordon de serrage associé à un soufflet, ou par enroulement avec clips. La multiplication des accès est intéressante pour les gros sacs, on a ainsi plusieurs points d’accès pour atteindre son matériel sans avoir à tout déplacer. En revanche, cette multiplication se fait au détriment de la masse morte du sac.

La praticabilité passe ensuite par les autres poches. Les poches secondaires permettent de repartir le matériel et d’avoir un accès privilégié à celui utiliser le plus souvent durant la journée. La taille des poches diffère généralement pour répondre au mieux au besoin des utilisateurs, avec parfois des poches dédiées aux crampons, à la carte, aux gourdes, aux clés, etc. Ces poches sont un réel plus pour gagner en efficacité : vous avez accès à ce que vous cherchez sans avoir à fouiller tout le volume principal (les objets les plus petits ayant une affection pour le fond du sac). Ces poches ont une fermeture soit par élastique, soit par zips. Les zips offrent une meilleure protection de l’intérieur de la poche, mais apprécient moyennement le sable et la poussière. Les élastiques sont rapides d’emploi, mais disposent d’une faible durée de vie.

Le positionnement des poches est clé, d’autant plus si vous avez besoin d’accéder à du matériel sac sur le dos, comme en trail. Les poches de gourdes doivent permettre d’accéder à l’eau sans avoir besoin de se démonter un bras. Pour les sacs de trail, les poches pour la nourriture ne doivent pas remonter trop haut sur le torse, au risque de donner un sentiment de claustrophobie et de compliquer les manipulations en mouvement (le champ de vision proche est fortement dégradé à cette distance).

Imperméabilité

Dans la très grande majorité des sacs, l’imperméabilité est apportée par l’usage d’une cape de pluie (rain cover). Cette cape vient englober le sac, sauf le dos, pour le protéger de la pluie. On ne va pas se mentir, la performance d’une cape de pluie est médiocre. Les matériaux employés résistent mal aux abrasions et le dessin de la cape la rend parfaite pour une bonne prise au vent. La cape de pluie est peu compatible avec les pièces d’équipements stockées en dehors du sac, souvent contondant, comme un piolet ou des crampons.

Certains modèles embarquent quant à eux une membrane dont le principe est identique à celui d’une veste de protection, si ce n’est que le besoin en respirabilité est obsolète. Ces tissus membranés offrent une protection plus robuste et plus importante qu’une cape de pluie au détriment de la masse du sac (la cape de pluie est souvent détachable) et de son prix. Attention néanmoins à ce que les coutures soient imperméables, ce qui est rarement le cas.

Maintenant, si vous voulez une protection sans faille contre la pluie et l’éventuelle chute dans un cours d’eau, la meilleure solution est d’utiliser des sacs de compression étanches. Toujours au détriment de la masse et du prix final, ces sacs de compression permettent d’organiser ces affaires et de limiter les dégâts d’une fuite de liquide interne (gourde, bouteille d’essence, nourriture comprimée). Des sacs poubelles épais feront l’affaire, mais ils ne seront pas réutilisables et il sera difficile de les fermer hermétiquement après plusieurs ouvertures.

Les accessoires d’un sac

Au-delà du simple fait d’offrir un volume de portage, un sac peut proposer ce qu’on appelle des accessoires pour nous simplifier la vie. On retrouve le plus souvent :

  • la présence d’un système d’attache porte-bâtons
  • la présence d’un système d’attache pour un ou deux piolets
  • la présence d’une cape de pluie ou d’une protection imperméable
  • la présence de porte-bidon sur les bretelles ou sur les côtés du sac
  • la présence d’un sifflet sur la sangle pectorale
  • la possibilité de comprimer le sac via des sangles de compression
  • la présence d’une poche dédiée aux crampons
  • la présence d’une poche dédiée aux affaires sales
  • la présence d’un porte-clés
  • la présence d’un texte informatif sur le comportement à adopter en cas d’accident

 

Les sacs dignes de ce nom offrent également l’intégration d’un système d’hydratations. Il existe plus méthodes pour garder de l’eau à portée :

  • Le système le plus simple est des poches latérales suffisamment grandes pour y placer une gourde ou une bouteille d’eau standard de 1,5 litre
  • Le système le plus intégré est la possibilité de suspendre une poche à eau à l’intérieur du sac et de guider la pipette vers une des bretelles via des passants prévus à cet effet
  • Le système le plus efficace selon nous est des porte-bidons frontaux : des poches sont cousues directement sur les bretelles pour pouvoir y placer de petites gourdes.

Les différents modèles disponibles sur le marché

Les différentes combinaisons de ces caractéristiques, retenues par les fabricants, amènent à une large offre en matière de sacs à dos outdoor. C’est parti pour une liste à la Prévert.

Les sacs de trekking sont conçus pour porter des charges de plus de 15 kg, avec une gamme de volumes de 50 à 100 litres. Ces sacs disposent d’une armature interne, d’une ceinture et de bretelles de portage aux mousses généreuses et d’une accessoirisation importante. Les modèles trekking offrent une variété de poches et parfois même un cloisonnement du volume principal. Ils sont le plus souvent compatibles avec des poches à eau, et disposent de poches latérales suffisamment grandes pour des gourdes standards. Ces sacs sont sans doute le premier gros sac acquis par les débutants : ils offrent une très grande polyvalence, une énorme robustesse, mais ils sont peu performants, avec un ratio masse/volume important.

Les sacs de trekking ultralégers se destinent aux pratiquants qui sont dans une démarche d’allégement de leur matériel. Ils se distinguent des modèles de trekking classiques par un volume plus petit (< 50 litres), une durabilité moindre (ou exigeante en soins) pour une masse à vide bien inférieure. Ces sacs embarquent moins de poches, moins d’accessoires et ont un système de portage moins confortable (mais compensé par le fait que l’on porte moins lourd).

Les sacs de randonnée sont les plus populaires. Véritables sacs à tout faire, les volumes vont de 15 à 40 litres, et disposent d’une philosophie proche des sacs de trekking : forte accessoirisation, compatible avec poche à eau et gourdes latérales, etc.

Les sacs de grimpe sont des modèles généralement lourds et robustes, avec peu d’accessoire, mais disposant d’un large accès au volume principal. Les systèmes de portage ne sont pas la priorité de ces sacs. La protection de l’équipement et la possibilité de transporter une corde le sont. Les escaladeurs ont également la possibilité d’utiliser un petit sac entre 10 et 30 litres pour les voies de plusieurs longueurs. Ces sacs disposent d’une forme très compacte pour laisser une grande liberté de mouvement au grimpeur. Les matériaux employés sont résistants à l’abrasion et le port du sac est compatible avec un baudrier. Ils embarquent également des boucles ou des daisy chains pour aider au transport du matériel spécifique. Ces sacs sont à garder pour les pratiquants réguliers de la discipline, les sacs à la journée classique faisant très bien le boulot si c’est de manière occasionnelle.

Les sacs d’alpinismes vont de 20 à 60 litres. Ils sont peu accessoirisés, mais permettent l’emport de deux piolets, d’une corde et de crampons. Ils sont résistants à l’abrasion, offrent un confort de portage correct, et restent plus compacts qu’un sac de trekking classique.

Les sacs pour skier vont de 20 à 40 litres, et adoptent la philosophie d’allégement des sacs ultralight. Ceinture et sangle pectorale sont ici essentielles. Il est souvent possible d’attacher un piolet, ses skis et ses bâtons, offrent une protection à l’humidité. Sur les modèles pour le ski de rando, ces sacs disposent d’une poche pour organiser le matériel de sécurité avalanche. Certains sacs sont dit airbag : un coussin gonflable associé à une charge ou un moteur électrique, actionné par un levier placé sur une des bretelles.

Choisir son sac

Les étapes à suivre pour bien choisir son sac sont de passer du temps à définir son besoin, puis d’essayer en conditions les plus proches possibles de l’usage que l’on veut en faire.

Définir ses besoins d’équipements

Le besoin d’un sac est le plus souvent le couplage d’un volume de matériel à transporter, et de la discipline. Il est possible de calculer grossièrement le volume nécessaire en plaçant tout le matériel dans un sac poubelle dont on connait le volume. La discipline va quant à elle décider du niveau d’accessoirisation (porte-piolet pour sac d’alpi).

Maintenant, nous vous encourageons à ne pas opter pour avoir un sac par usage, mais à prendre de la hauteur et considérer une gamme de sacs couvrant tous vos usages. À titre d’exemple, comme professionnel de la montagne, nous possédons quatre sacs :

  • Sac à dos trekking (85-100L) : sac pour les treks de plusieurs jours et les missions de guide. Le sac doit posséder au moins un porte-piolet, un grand volume et un nombre minimal de poches. La robustesse est clé, tout comme le confort de portage puisque le poids plein peut atteindre 30 kg. Étant peu pressée, l’hydratation peut très bien passer par une dépose du sac pour boire un coup.
  • Sac à dos expé alpine (40-50L) : sac pour les grosses sorties à la journée ou les courses d’alpinisme de plusieurs jours. L’accessoirisation doit être complète, avec porte-piolets, possibilité de porter des skis, une corde et mettre une poche à eau.
  • Sac à dos > 25 L pour courir plusieurs jours : sac pour les sorties à la journée plus simple ou les sorties en fastpacking. Ici, la légèreté est clé, et on doit avoir la possibilité d’utiliser une poche à eau ou des bidons.
  • Sac à dos trail < 25L : pour l’entraînement, les courses de trail ou les sorties à la journée en courant.

 

Minimiser le nombre de sacs dans son équipement est à la fois bon pour maximiser l’usage que l’on en fait et minimiser l’empreinte environnementale. Mais cela permet aussi d’augmenter le budget alloué à chaque sac et d’envisager des modèles haut de gamme et performants.

Essayer un sac

Essayer un sac dans les conditions les plus proches de l’usage que l’on souhaite en faire va se résumer le plus souvent à un essai en magasin. Bien que limité, l’essai en boutique permet déjà de faire le plus gros du tri.

La première étape consiste à charger le sac. Les boutiques spécialisées proposent des masses dédiées à cet usage. Si ce n’est pas le cas, des cordes font très bien l’affaire. Essayer d’avoir un centre de gravité proche au moins en hauteur de votre poitrine. Autrement écrit, ne placer pas juste un haltère de 20 kg au fond du sac.

Une fois le sac chargé, il ne reste plus qu’à le régler. Ce qui est en soi une affaire pas si simple. Plus il y a de sangles, plus il y a de possibilités de réglages et de se perdre.

Desserrez les sangles lors du premier réglage et placez-le sur vos épaules. La meilleure méthode consiste à soulever le sac chaque main sur une bretelle, puis de poser le sac sur une de vos jambes. Passez un premier bras dans une bretelle, puis le second en faisant tourner le sac avec l’aide du premier bras. Penchez-vous en avant pour pouvoir clipper facilement la ceinture. Serrez ensuite la ceinture pour que le sac soit porté par votre pelvis, un poil au-dessus de la taille de votre pantalon. La ceinture doit reprendre plus de la moitié du poids du sac, le reste étant réparti sur vos épaules et votre torse. Serrez ensuite les bretelles, la sangle pectorale, avant de régler les autres sangles.

Si le sac reste confortable en magasin, il y a de grandes chances qu’il le soit aussi sur le terrain. Si par contre vous ressentez une gêne, des points de frottements ou de surpression, il va falloir se poser des questions. Notamment se demander si des journées de plusieurs heures ne viendront pas amplifier cet inconfort. Dans le cas d’un sac de trail, le sac ne doit souffrir d’aucun mouvement possible sur vous. Il ne doit pas non plus vous comprimer ou donner la sensation de vous étouffer, surtout chargé.