#101 Cotations et difficultés

La diversité des disciplines en montagne a engendré une diversité de systèmes de cotation, permettant d'évaluer la difficulté d'un itinéraire avant de s'y engager. Cette page présente les plus répandus et les plus utiles pour jauger son niveau et suivre sa progression. Voir aussi le #101 - Vocabulaire montagne pour les définitions des termes associés.

Cotation d'engagement

La cotation d'engagement qualifie l'intensité physique et le niveau de risque global d'une sortie. Elle apparaît dans les topoguides et permet d'évaluer son niveau physique et psychologique. L'échelle la plus répandue est celle du National Climbing Classification System (NCCS) américain. Elle prend en compte la durée de l'ascension, le nombre de longueurs difficiles, la difficulté maximale rencontrée, le niveau d'engagement et les difficultés potentielles d'orientation.

Le site CampToCamp.org utilise une échelle similaire (I à VI) qui présente l'avantage d'intégrer séparément les risques objectifs via un indice X1 à X5, couvrant avalanches naturelles, chutes de séracs, chutes de pierres et fragilité du support.

Cotation en escalade

France

L'échelle française de cotation libre évalue la difficulté maximale rencontrée sur une voie. Elle combine un chiffre et une lettre (a, b ou c), parfois suivi d'un "+". Le système est ouvert, sans limite supérieure fixée.

Amérique du Nord

L'échelle de Yosemite (YDS) est le système de référence aux États-Unis et au Canada. Elle est divisée en cinq classes.

Les suffixes R** (runout, protection espacée, chute longue possible) et X** (protection très insuffisante, chute potentiellement fatale) peuvent accompagner la cotation pour indiquer le niveau de risque.

Escalade artificielle

La cotation artificielle décrit la facilité à placer les protections et leur capacité à retenir une chute. Elle combine une lettre (A = tous moyens permis, C = clean, sans endommager la roche) et un chiffre de 0 à 5.

Bloc

Le bloc utilise principalement deux échelles. L'échelle de Sherman (V-Scale) va de V0 (facile) à V16 (quasi impossible). L'échelle de Bleau (France) suit une logique proche de la cotation libre, avec des lettres en majuscules. Les équivalences entre les deux systèmes varient selon les secteurs.

Cascade de glace

La cotation en cascade de glace combine un niveau d'engagement (chiffre romain, I à VII) et un niveau technique noté WI (Water Ice) suivi d'un chiffre de 1 à 7+.

Cotation en alpinisme

L'échelle alpine française évalue la difficulté globale d'un itinéraire en prenant en compte la technicité, l'exposition et l'engagement.

Cotation de randonnée et de trekking

La cotation de randonnée utilisée en France associe la lettre T à un chiffre de 1 à 5, auquel s'ajoute une échelle d'exposition E1 à E4.

L'échelle d'exposition associée :

Cotation en ski

À venir.